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Lutte contre la fraude : une conférence sans fausses notes pour le CIMUT
30 juin 2017

Lutte contre la fraude : une conférence sans fausses notes pour le CIMUT

Jeudi 29 juin, le CIMUT organisait une conférence matinale au Théâtre du Temps à Paris, sur le thème de « la lutte contre la fraude en assurance de personnes ». Devant un un public de dirigeants de mutuelles et d’instituts de prévoyance, les trois intervenants ont apporté leur expertise et donné quelques clés pour appréhender un phénomène d’une réelle ampleur.

L’annonce des thématiques était pourtant sympathique. « Ce matin, nous allons vous parler d’éléphants, de fiches de paie et de chaîne du froid. » annonce d’emblée Patrick GASTAUD l’animateur de l’événement. Mais la réalité dépeinte au fil des interventions l’est en réalité beaucoup moins, chiffres à l’appui.

9 milliards d’euros pour l’assurance maladie en 2014 sur une base de 160 milliards de prestations versées. Côté entreprise, la fraude interne représente rien qu’à elle seule près de 5% du chiffres d’affaires des entreprises. Quand on sait que la France compte 250 000 professionnels de santé libéraux et 2 millions d’entreprises…

Éléphants et opportunistes

Fraude et corruption forment un beau tandem. La fraude peut être à l’origine d’un phénomène de corruption ou bien la conséquence de celle-ci. Pas très rassurant quand Bruno NICOULAUD, expert à la DNLF (Direction Nationale À la Lutte Contre la Fraude ), souligne le fait que « tout le monde est corruptible, le fraudeur est avant tout un opportuniste. » Quoiqu’il en soit, la fraude est avant tout un travers humain. Ainsi, l’éléphant Africain est bel et bien la victime d’un système de corruption engeandrant une fraude :  le traffic d’ivoire. CQFD.

Pour Frédéric NGUYEN KIM, directeur de l’agence ALFA (Agence pour la Lutte contre la Fraude à l’Assurance), la fraude n’est pas « un délit d’évidence ».  Bien souvent, elle découle d’un comportement individualiste, un « arrangement avec la norme », dont les conséquences sont pourtant collectives puisque « l’impact de la fraude à l’assurance, tout le monde le supporte, pas uniquement les assureurs. » complète Frédéric NGUYEN KIM.

Moyens de lutte et prévention

Pourtant, nous ne sommes pas démunis, des moyens existent pour lutter contre ce fléau ou du moins le prévenir et y faire face. Des moyens humains d’abord. « Il faut avant tout être humble et agir avec ses partenaires, ses clients et ses collaborateurs. Le pire énemi, c’est la certitude. » indique Mathieu LÉGER, directeur technique du CIMUT qui compare la fraude à la chaîne du froid. Un cycle sans rupture.  En effet, la première arme de lutte contre la fraude relève de la communication entre les protagonistes. « Il est important que les différents intervenants de la chaîne partagent les mêmes valeurs et se concertent. »  ajoute Mathieu LÉGER. Humilité, engagement et doute comme arme de lutte massive, donc.

Un constat partagé par Bruno NICOULAUD qui indique que la DNLF fonctionne en mode agile, en relation permanente avec ses partenaires que sont, entre autres, la police, la justice, les organismes de protection sociale ou Tracfin. Même analyse pour Frédéric NGUYEN KIM qui prône également l’importance des partenariats, le partage des bonnes pratiques et l’usage des nouvelles technologiques car aujourd’hui « le voleur ne regarde plus le courrier qui dépasse de la boîte aux lettres mais vos réseaux sociaux pour savoir si vous êtes en vacances. » précise-t-il avec un sourire non feint.

C’est dans cet état d’esprit que le CIMUT, récemment agréé HDS (Hébergeur de Données de Santé), investit chaque année dans la sécurité de ses infrastructures et de son progiciel Starweb© mais également dans la certification de ses activités. Une lutte de tout les instants donc, car il ne s’agit pas d’un canular.

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