Intelligence artificielle : se disrupter soi-même ou disparaître

Intelligence artificielle : se disrupter soi-même ou disparaître

Jeudi 20 septembre, le CIMUT en compagnie de ses partenaires Cat-Amania et E-deal, conviaient Stéphane MALLARD pour une conférence « Intelligence artificielle, quels impacts sur le monde et l’entreprise de demain ? ». Retour sur cet événement disruptif.

La révolution digitale est en marche, et bien en marche. Médecine, enseignement, finance services, professions juridiques, réglementées ou non, tous les secteurs sont concernés. « Qui connaît le terme disruption ? » interroge Stéphane MALLARD en amorce de son intervention. Le public, nombreux, est en quête de réponses mais surtout de clés de compréhension. Il faut dire que le sujet interroge, déroute parfois. Qu’il s’agisse de notre quotidien ou de notre vie professionnelle, nous vivons une période de changements sans précédent. Plus que d’une révolution, Stéphane MALLARD parle de disruption. Et c’est bien là que se niche la différence fondamentale. Il s’agit de ruptures rapides, parfois violentes et absolument inéluctables.

Cette mutation profonde, qu’il nous faut accompagner, est en marche et rien ne pourra l’arrêter, pas même les États. « Tout le monde est concerné par la disruption. Aucun secteur ne sera épargné, mêmes les plus réglementés comme la banque ou le notariat » indique Stéphane MALLARD qui invoque un « véritable changement de paradigme pour notre société, dépassant de loin la révolution industrielle, l’électricité et Internet réunis. »

Néanmoins, le futur dans lequel nous sommes projetés par cette transformation digitale et technologique est aussi un immense vecteur d’espoir et de progrès.

Se disrupter soi-même pour ne pas disparaître

Pour autant, prendre le train de la transformation numérique ne se résume pas à développer une application pour Smartphone. Ce sont bien les usages qui priment sur la technologie et l’humain est au centre de cette transformation. Dans le cas de l’intelligence artificielle, ce sont l’ensemble de nos fonctions cognitives qui sont actuellement modélisées, jusqu’à la créativité. « On nourrit en permanence les algorithmes pour doter les machines de capacités d’apprentissage. Le but de l’IA est de faire disparaître la technologie à terme » souligne Stéphane MALLARD. La question n’est donc pas de savoir si les machines vont nous remplacer, mais à quelles fonctions cognitives elles vont se substituer. La connaissance n’aura plus de valeur en tant que telle. C’est son exploitation qui sera créatrice de valeur. Nous pouvons donc aisément imaginer les progrès à venir dans la médecine, la science, la recherche.

Le salut ? Il semblerait que le seul moyen de survivre à cette disruption est de disrupter soi-même. Alors disruptons !

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